100pour100culture.com

No.40
juillet 2010

100% POTINS

 

2e édition de Quotient Intellectuel: Les doués et surdoués sous le signe du cinquantenaire!
Le 7 août prochain, se tiendra au Palais de la culture d’Abidjan, se déroulera la finale de l’émission télévisée Quotient Intellectuel, diffusée les samedi en quinzaine sur La Première chaîne de la Rti, depuis 3 ans.

Cette année, les 10 finalistes, meilleurs élèves (de la 3e en Tle) des 10 directions régionales de l’Education nationale du pays, mais aussi des doués et surdoués, qui ont été présentés sur les antennes pendant la saison, s’affronteront, en direct, principalement, sur des questions relatives au thème central du cinquantenaire des Indépendances africaines.

A en croire le producteur Edmond Aoli, cette édition aura le même jury que l’année dernière, présidé par le Pr Tapé Gozé, directeur de l’Ecole normale supérieure (Ens) et comprenant, entre autres, Mme le Pr Guidy Wandja Joséphine, première africaine agrégée de mathématiques. L’objectif de l’émission est de créer un esprit de saine émulation entre les jeunes élèves aux fins d’être performants et viser l’excellence dans la vie sociale. A l’instar des éminents membres du jury.

Animée, cette année encore par Claudy Siar, célèbre animateur français (Rfi, Africastars, Tropic Fm, etc.), la finale de 2010 est encore placée sous le haut patronage du Président Laurent Gbagbo, le parrainage du Premier ministre Guillaume Soro et sous le co-présidence des ministres Ibrahim Sy Savané de la Communication, et Gilbert Bleu Lainé de l’Education nationale.

Le trio gagnant recevra des bourses d’études, des ordinateurs portables, des comptes bancaires et autres dotations téléphoniques et de connexion Internet. Tous les finalistes par la même occasion, seront encouragés à persévérer dans la voie de la culture de l’excellence, en recevant des lots, précise les organisateurs.

Café littéraire.
Pourquoi «L’or n’est pas un métal» selon Josué Guébo
«L’or n’a jamais été un métal»  est le titre du recueil de textes poétiques que vient de publier, aux éditions Vallesse, Josué Guébo ; un texte en quatre pièces réconciliant le lecteur avec la poésie majuscule, cette parole forte dont ont, seuls, le secret, les authentiques passeurs de rêve.

A l’invitation de l’Association Point de lecture, il était face aux lecteurs et critiques, mercredi dernier au Centre culturel français (Ccf) d’Abidjan, à l’occasion de son 32e Café littéraire. Une agape discursive à laquelle l’on notait la présence d’éminences grises de la littérature, des arts et de la culture. Au nombre desquels, le Pr Séry Bailly, vice-président de l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines (Ascad), parrain du poète invité.

«La lecture d’un texte poétique est une aventure très personnelle. Chacun y vient avec ses regards, ses attentes, ses angoisses. Il y a donc autant de lectures possibles que de regards personnels. On ne peut finalement s’attendre qu’à l’inattendu, si j’ose dire!». En affirmant ceci, d’emblée, Josué Guébo situe l’auditoire sur la voie quasi-initiatique qu’il emprunte pour sublimer son environnement mais aussi pour dénoncer les entraves de son existence. Le préfacier du texte, le poéticien René Gnaléga, ne s’y méprend guère qui avertit : « Le poète doit trouver sa voie et sa voix dans la forêt des symboles, pour marquer – d’une empreinte immarcescible – la conscience de ses contemporains. Dans L’or n’a jamais été un métal, cette exigence est honorée à un point des plus significatifs! Densité de l’expression dans la brièveté d’un dire qui explose… ».

Interpellé sur le sens qu’il donne à son recueil, l’auteur argue qu’il faut, «peut-être saisir l’or comme une métaphore des valeurs immatérielles et le métal comme une image des éléments tangibles. Que l’or ne soit pas un métal signifierait donc que les vraies valeurs ne sont pas tangibles. Cela impliquerait aussi que les choses immatérielles constituent l’essentiel. Evidemment, ma position, est très proche d’un discours de catéchèse. Cela ne me gêne pas spécialement».

De plain-pied dans le champ de la périphrase, le texte respire d’amour par tous les pores et le pardon y est un invité d’honneur, tout comme l’idéal égalitaire y est très présent. Même si pour Guébo, il n’y a pas de poésie figurative, pas plus qu’un vers ne doit être translucide. «On pourrait ressusciter le bon vieux débat de l’hermétisme de la poésie, mais il faut bien choisir entre la poésie et la photographie», ajoute-t-il péremptoire.

Au-delà, si le texte est salué par bien de critiques comme «capital», c’est sans doute en raison de l’éclectisme qui lui permet d’embraser autant l’espace intimiste que le champ social, sans jamais en renier aucune sphère. Il y a ici un lyrisme assumé, une parole résolument enflammée par laquelle le poète s’écrie: « L’or n’a jamais été un métal /Et tu es l’harmonie/ Au creux/ De mon sang/Le verbe/Aux angles/De mes mots/Le Dire/Aux mains/De mes signes/».

Bien que le poète sache chanter « la femme-alizée », le « point de toutes exclamations », en est-il pour autant sourd aux drames environnants? Non Guébo est un homme de son temps et de sa terre. Les événements de son pays ne laissent pas de marbre, notamment ceux de novembre 2004. Il exige alors de tous les hommes qu’ils soient frères et donc qu’ils soient égaux.
C’est pourquoi il s’élève contre « l’algèbre macabre», cette tendance à accorder plus d’intérêt à certains hommes qu’à d’autres. Pour lui les hommes se valent, c’est ainsi que dépassant «la voix du sang»et de l’amertume, ils doivent vivre en harmonie.
«L’or n’a jamais été un métal», une parole forte, où s’exprime à mots fervents la flamme du poète pour une mythique orfèvre, fièvre passionnelle dont l’engeance intimiste n’édulcore nullement la portée sociale.

Né le 21 juillet 1972 à Abidjan, Josué Guébo est docteur en philosophie et histoire des sciences.
Double Manuscrit d’or en 2007 (Nouvelles et poésie avec Confidences d’une pièce de 25 F et C’était hier), il est l’initiateur, à la faveur du dernier drame qui a endeuillé l’Ïle, de «Des mots de Côte-d’Ivoire pour Haïti», un ouvrage collectif qui parait bientôt aux éditions NEI et qui rassemble plus d’une quarantaine d’auteurs significatifs de la Côte d’Ivoire.

MADAME CI 2010
Cap sur la Corée cette année!

C’est le complexe Hollywood Boulevard d’Abidjan Cocody les Deux-Plateaux, qu’a eu lieu, récemment, le cocktail de lancement de l’édition 2010 du concours de beauté à caractère humanitaire, Madame Côte d’Ivoire.
Réservé aux femmes mariées, ce concours dont la finale nationale aura lieu le 28 août, implique, selon notre consoeur Rachel Linord Moudou (VOA), organisatrice principale, à travers sa structure Liram Productions, que les candidates promeuvent un projet caritatif et oeuvrent au mieux-être de la fille et de la femme. La gagnante participera à l’édition internationale en octobre prochain en Corée du Sud, et dont les deux précédentes, en Russie et au Vietnam, ont vu une participation honorable des Ivoiriennes.

Notamment Mme Brigitte Kobenan, la 1ère, qui élue aux Usa en 2008, fut désignée Mrs Congeniality (Amitié) World, puis la 2e, Mme Marie-Carine Davison, élue par le public vietnamien, en marge du jury, comme la plus belle et représentative des valeurs culturelles de son pays.

Entre autres lots, dont une couronne individuelle, dont celle de Mme Côte d’Ivoire 2009, d’une valeur de 1500 dollars, le trio gagnant de l’an dernier avait reçu un terrain individuel à Cocody, du premier magistrat de cette commune chique d’Abidjan, quand la 1ère, en plus avait glané un autre à Yamoussoukro, capitale politique de la Côte d’Ivoire.
Il faut rappeler que Mmes Lydia Viera Mboua (1ère dauphine) et Lucie Koutoua (2e dauphine) bouclent le tableau.
Leurs actions caritatives ont aussi connu un accompagnement tout au long de leur mandat.

Audiovisuel.
12 fraudeurs de Canal+Côte d’Ivoire à la Maca!
Après avoir requis et obtenu la caution légale des ministères de la Justice et des Droits de l’homme et de la Communication, l’opérateur de télévision a entamé une traque aux pirates.

Depuis quelques semaines, des têtes de ponts du trafic illicite des signaux de l’opérateur de télévision câblée Canal+Côte d’Ivoire, font l’objet d’une traque, à Abidjan, par la police. Notamment à Koumassi, Port-Bouët, Yopougon, Vridi.
L’information d’abord relayée par la rumeur, a été reprise par des sites Internet avant d’être confirmée par la direction du média et le Conseil national de la communication audiovisuelle (Cnca), joints par téléphone.

Ainsi, après l’arrestation de MM Mansour Penet, Traoré Fousséni, N’Guessan Adjani Eric et Ouattara Ali Bokorba, le 9 juin dernier, de source policière, l’opération aurait permis que 12 trafiquants présumés soient déférés à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). En attendant d’être jugées, elles encourent de 1 à 5 ans d’emprisonnement fermes. Cette peine est aussi valable pour les utilisateurs éventuellement arrêtés. Jugeant «légitime» cette action de l’opérateur qui «a le droit de protéger ses produits et services, ainsi que tous ses investissements», le président du Cnca, Franck Anderson Kouassi, estime qu’en tant que régulateur, «une campagne d’envergure, allant de la sensibilisation à la répression, sera bientôt initiée par le Cnca». Aux fins d’assainir et de viabiliser le secteur dans la perspective d’une libéralisation plus optimale en cours. Le manque à gagner pour l’opérateur et pour l’Etat ivoirien est énorme et se chiffrerait à plusieurs milliards de FCfa par an. A ce sujet, la direction marketing de Canal explique qu’il y a quelques mois, un prétendu collectif de fraudeurs regroupant une trentaine de fraudeurs massifs, aurait proposé à l’entreprise de lui reverser 1 milliard par an, en contrepartie d’une exploitation impunie de son réseau. Proposition du reste refusée par Mme Françoise Leguennou-Remarck, Pdg de Canal+Côte d’Ivoire et Dga de Canal Overseas Africa. Rétorquant simplement aux fraudeurs de se conformer au paiement d’une caution annuelle de 2 millions Fcfa et autres garanties contractuelles pour être agréés.

Selon les statistiques de décembre 2009, la chaîne cryptée totalise un peu plus de 100 000 abonnés en Côte d’Ivoire contre un peu plus d’1 million sur Abidjan seulement pour les réseaux parallèles.

S’il est admis que selon la loi de 2004 portant régime juridique de la communication audiovisuelle, les consommateurs encourent les mêmes peines que les pirates, force est de reconnaître que ces derniers arborant, parfois, des badges et faisant signer des contrats estampillés du logo de l’opérateur sèment la confusion dans l’esprit des premiers.


Telephonie mobile
La Côte d’Ivoire prête à basculer aux technologies 3G et 4G
A l’issue de trois jours de vulgarisation et de formation au logiciel et à la méthode Multicell, le régulateur, l’Agence de télécommunications de Côte d’Ivoire (Atci), les opérateurs, équipementiers et autres sous-traitants de la téléphonie mobile sont outillés à basculer aux technologies 3G et 4G. C’est-à-dire, offrir des services faisant converger technologiquement, la voix, le son, l’image et autres données, via le téléphone portable, avec une très haute qualité et un confort.

Surtout que le cadre juridique et réglementaire ivoirien y est propice, en attendant qu’il soit renforcé par l’adoption par le parlement, du nouveau Code des télécommunications édicté par le gouvernement.

C’est que Multicell qui a fait l’objet d’un satisfecit général à l’occasion du Salon de l’innovation technologique de Berlin en 2007, et disponible désormais en Côte d’Ivoire, est une méthode innovante de calcul en temps réel pour la gestion et l’optimisation des réseaux de téléphonie mobile (Gsm, Umts, Hsdpa, Hsupa, Wifi, Cdma, Cgdma, Wimax, etc.). Déjà opérationnel dans de nombreux pays occidentaux et asiatiques, il constitue un enjeu majeur pour l’Afrique et particulièrement la Côte d’Ivoire, en ce sens qu’il permet, via sa technologie satellitaire et Internet, de déployer les antennes matérialisées par de nombreux pylônes (stations de base), en amont, en ayant une cartographie précise de leur nombre et leur orientation. Plutôt que transformer sans visibilité le paysage et le cadre de vie des villes et villages. Avec ce que cela pourrait engendrer comme conséquences aux plans sanitaire, écologique voire stratégique. En plus d’une optimisation des coûts d’investissements et une gestion environnementale par la limitation des radiations électromagnétiques.

Selon les experts français venus concrétiser le partenariat avec les opérateurs ivoiriens, et M. Bamba Ousmane, Pdg de Ecom et leur représentant Afrique, «l’une des incidences, in fine, de cette technologie, est que les collectivités territoriales pourront se l’approprier dans le cadre des recherches en cas de désastres ou de diffusion de messages à caractère sociocommunautaire.