DAK’ART 2010:
L’engagement de Moridja Kitenge Banza à travers ses deux oeuvres
Par Cheickna D. Salif
- Réalisé à Abidjan
L’artiste et vidéaste congolais, Moridja Kitenge Banza a remporté lors de la 18ème édition de la Biennale Africaine de l’art contemporain de Dakar, Dak’art 2010, le grand prix Léopold Sédar Senghor. «C'est énorme pour moi, d'avoir un prix qui porte le nom prestigieux de Léopold Sédar Senghor", a-t-il confié au Web Magazine Franco-suédois 100% culture.
Pour sa toute première participation à cette importante rencontre artistique qui jauge le niveau de l’art en Afrique, Moridja Kitenge Banza a retenu le choix du jury grâce à deux ?uvres. Qui s’inspirent de l’histoire. Il s’agit de «Union des Etats 1948 à nos jours» et «Hymne à nous ou Eldorado».
Pour son premier coup d’essai, il faut dire que ce fut un coup de maître comme le confie l’artiste: "C'est la première fois que j'expose dans une exposition internationale. Je n'ai jamais eu de prix. Le Sénégal est une première porte pour moi. Je viens de naître en tant qu'artiste. Ce prix me fait un grand plaisir. C'est énorme pour moi, d'avoir un prix qui porte le nom prestigieux de Léopold Sédar Senghor".
Formé à l’école des Beaux-arts de Kinshasa, Kitenge Banza s’est exilé en France du fait de la guerre dans son pays pour terminer sa formation aux Beaux-arts de Nantes où, il a terminé ses études en 2008. « C'est l'école des Beaux arts de Nantes qui m'a permis de toucher à plusieurs médias", précise-t-il.
Si son oeuvre sur l’esclavage s’inspire de la traite négrière, l’artiste explique dans sa seconde ?uvre « comment cohabiter que l’on soit noir, blanc, jaune ou rouge ». Concernant l’esclavage l’artiste soutient : "Je considère que l' esclavage n'a pas été aboli mais qu'il a juste changé de forme. Et cette nouvelle forme d'esclavage se retrouve en Afrique comme en Europe".






