Chronique musicale: la figure de l'amateur et du professionnel, un poid dans l'industrie musicale.
(Suite et fin)
Par Eric Deleba
- Réalisé à Strasbourg
Aujourd’hui la technologie nourrit et enrichit une grande partie de la figure amateur dans le secteur de la musique et des industries du disque. Les logiciels de composition fleurissent et donnent accès à des schémas qui manquent souvent d’originalité. Les sons sont transformés par un simple clic d’ordinateur. Pourtant l’organisation de sons par le canal de l’ordinateur ne fait pas de l’amateur un musicien, parce que dans la musique, il y a la notion de performance qui n’est rien d’autre que la pure représentation de l’action artistique face à un public. Loin de nous l’idée de décrier l’évolution des moyens qu’a le professionnel de performer. Cependant, et malheureusement, vous pouvez constatez avec nous que ces mêmes outils sont à la portée de tous et cela pourrait devenir dangereux eu égard à son utilisateur. «On ne donne pas une arme à feu à un gamin pour en faire un jouer sous prétexte qu’il est beau.»
La technologie numérique fait croire que l’enregistrement en studio d’une ?uvre précède son exécution, son interprétation, erreur! Un outil ne faut que par ce qu’on n’en fait.
Le drame est que l’art qui devrait se concevoir à partir d’un acte de créativité est désormais induit par la production du marché. Si la production artistique peu être considéré comme un produit, il ne faut pas lui nier son caractère exceptionnel.
Vu que le marché est déjà présent d’une manière ou d’une autre dans les instances de production, et que le commercial prend le pas sur le purisme, nous ne sommes guère étonnés de la montée en puissance de la mode amateur dans le domaine musical. Les milieux sociaux actuels (night club, discothèque, bar) de rencontre et d’échange, sous toutes ses formes, sont en faite des milieux de création de produits d’industrie culturelle où l’on sait à peu prêt ce qui prend sur le marché. Mais on peu le vérifier:«Tout ce qui s’achète est provisoire».
Les métiers de la musique sont aussi multiples que diversifiés, et la solution à la médiocrité, c’est la formation actualisée des acteurs du métier. Qu’on soit amateur des anciens métiers (jongleur, troubadour), des métiers liés à des styles modernes (DJ, rappeur, jazzman, salsero, zouglouman), ou des métiers liés à l’enregistrement (ingénieur de sons, preneur de sons, bruiteur, distributeur, éditeur), ou encore des spécialistes de musique (musicologue, hymnologue, rythmicien, folkloriste), la formation, les savoir-faire, les habiletés du métier sont indéniables.
L’amateur comme le professionnel ont toute leur place dans l’industrie de la musique. Que la musique soit une passion ou un métier, il faut assumer la responsabilité de son choix. Etre amateur et aimer ou être pro et s’être former préalablement au métier. Pas de fausse note, il nous faut accorder nos voix et jouer en tutti.
Fin





