Commémoration:La chute du mur de Berlin mis en scène à Abidjan
Par Didier Koré
- Réalisé à Abidjan

Les étudiants du club Allemand de l’université de Cocody et le Goethe Institut à travers le programme « Ortstermin » ou encore « rencontre sur les lieux » ont mis en scène à travers des textes et chants la chute du Mur de Berlin. C’était ce 14 novembre, au lycée Sainte Marie, à Abidjan-cocody.
A cette occasion, la directrice de la bibliothèque de l’Institut Goethe, Mme Stefanie Kastner a indiqué que la date du 9 novembre est très importante dans l’histoire de l’Allemagne. Et pour cause: « C’est le 9 novembre 1918 que l’Allemagne est devenue une république, et c’est à cette même date en 1923 que Hitler rate son coup d’Etat à Munich. Cette date marque également en 1938, le pogrom de la nuit de Cristal avec le massacre des juifs et en fin la chute du mur de Berlin ». La 8ème édition du programme « Ortstermin » a revisité la chute du mur de Berlin. Ainsi, les étudiants du club d’allemand de l’université de Cocody ont présenté des textes littéraires sur la chute du mur. Dans la chapelle du lycée Sainte Marie l’on pouvait lire sur un tissu dressé pour l’occasion laissé des pensées en hommage à toutes les victimes de cette période de l’histoire de l’Allemagne. De la poésie à la chanson en passant par des textes issus d’essais d’éminents écrivains contemporains allemand, le public s’est aperçu que l’avis des Allemands sur le mur était très mitigé. Par exemple, l’écrivain Allemand Thomas R.P. Mielke regrette la disparition du mur. Pour lui donc vivre à « Berlin faisait du bien ». « Berlin était pour moi le lieu le plus sûr au monde. (..) J’avais la conviction qu’une bombe atomique ne tomberait jamais là-bas. Pour certains, cela peut paraître cynique, mais moi je me suis senti très bien sur cette île, dans un Berlin entouré de mur. Berlin faisait du bien », soutient-il. Tandis que Grass Günter, poète allemand dans un poème intitulé « Novemberland ou Pays de Novembre » rend hommage à tous les morts de novembre, à travers quelques vers : « Morts de novembre, laissez-les en paix ! Nous avons assez à faire avec nous-mêmes les vivants. Du poids des dettes dont je suis responsable». Pour Karin Schopa, designer textile, le 9 novembre 1989 était une expérience aussi extrême que le 13 août 1961, qui marque la construction de ce mur, symbole du clivage idéologique de la guerre froide. Pour Mme Stefanie Kastner, la lettre et le verbe ont fini par vaincre. Mieux, la littérature peut changer la vie d’une nation.




