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No.22
janvier 2009

Volontarisme culturelle et actions politiques

firmin koto
On amorce déjà le deuxième mois de l’an deux mille neuf. Et tous les regards continuent d’être braqué sur le nouveau et premier président « de couleurs » des Etats-Unis. Au menu : l’économie en chute libre du pays, les deux guerres en Irak et en Afghanistan, le réchauffement culturel, etc.

Tout au long de la longue campagne électorale qui l’a conduite aux portes de la Maison-Blanche et même lors des cérémonies d’investiture, Barack Hussein (il y tient) Obama n’a pas manqué du soutien des plus illustres artistes, chanteurs, acteurs : Jaz-Z, Oprah, Matt Damond... ont volontairement porté secours au candidat démocrate sous la forme de contribution financière, déclarations médiatiques, et de diverses autres manières. Si bien qu’on veut légitimement se poser la question de savoir, après au moins dix jours d’exercice du pouvoir dans le Bureau Ovale, quelle sera la place de la culture dans l’administration Obama ?

C’est le New York Times, dans son édition du soir du 29 janvier qui lève un coin de voile sur le sujet. Après avoir exploré toutes les hypothèses sur les choix possibles du nouveau Président quant au « Secrétaire Général » de la culture, le nom de l’ex-arrangeur de génial de Michaël Jackson, Quincy Jones est avancé, ainsi que celui de Bill Ivey, ancien conseiller de Bill Clinton pour les Arts. Barack Obama, en tout cas, vient d'annoncer que 50 millions de dollars seront débloqués tout de suite en faveur des institutions artistiques à but non lucratif, et qu'elles figurent dans le plan économique d'ensemble qu'il a annoncé peu après son investiture. Cet appui qui interviendra à travers la National Endowment for the Arts (NEA) est en soi révolution et un symbole pour les États-Unis où il n'y a ni politique culturelle directe, ni véritable ministère de la Culture ! Même si, comparativement, 50 millions de dollars correspondent pour l'ensemble des États-Unis à moins d'un quart du budget culturel annuel de la seule ville de Paris (environ 200 millions d'Euros)… C’est vrai que Paris n’a pas non plus une machine comme Hollywood ! En tout cas, Obama a au moins le mérite de manifester de la volonté politique contrairement aux chefs d’états africains dont les pays regorgent pourtant de génies… Sacré Barack !